• Depuis la création de notre association, Marcel remplit ses fonctions de trésorier avec discrétion et efficacité.

    Il est également un élève assidu, qui multiplie avec enthousiasme et soif d'apprendre des expériences auprès de divers enseignants : Martyn Neal (en cours particuliers et en chant védique), Ménaka Desikachar (lors de notre voyage en Inde), Béatrice  Viard, Malek Daouk et François Lorrin (formateurs IFY rencontrés dans divers séminaires), Maurice Daubard (le yogi de l'extrême, rencontré au Congrès Européen de yoga à Zinal en 2015) et dernièrement Philippe Djoharikian (Zinal 2016).

    Les rencontres de personnes vivant sincèrement en yoga sont inspirantes et nous font progresser sur le chemin.

    Maurice Daubard nous parlait l'année dernière de trains qu'il ne fallait pas laisser passer... Marcel a en a laissé filer quelques-uns, les observant avec envie sur le quai de la gare. Le train qui lui correspondait n'était pas encore passé. Un proverbe indien dit "lorsque l'élève est prêt, le maître est là"... Le guide sera donc pour Marcel, Philippe Djoharikian. Il débute en octobre une formation d'enseignant de yoga à la babaschool (site de l'association Le champignon bleu). Cette formation, reconnue par la FIDHY et l'UEY, l'engage pour 4 ans.

    Je me réjouis de partager cette nouvelle avec vous. A plus ou moins long terme, Marcel rejoindra notre équipe enseignante pour transmettre, à son tour, ce qu'il a reçu.

    Dans cette optique, je vous informe que l'association prendra en charge 16% du coût de la 1ère année de formation . Nous verrons si nous pouvons renouveler ce coup de pouce pour le financement des 3 autres années.

    Om Nama Shiva Ya

     

    Un enseignant en herbe

     


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    Annonce faite par l'Institut Français de Yoga

    Annonce faite par la KHYF (Krishnamacharya Healing Yoga Foundation)

    Annonce faite par le Krishnamacharya Yoga Mandiram :

    BIOGRAPHIE :

    Il était né à Mysore et était le quatrième enfant de Shri Tirumalai Krishnamacharya et de son épouse, Shrimati Namagiriammal, sœur de BKS Iyengar (un autre maître indien, fondateur de son propre courant de yoga et décédé en 2014).

    T.K.V. Desikachar a baigné dans la richesse et la profondeur de l’enseignement de son père, tout en ayant une éducation moderne. En conséquence, il passa un diplôme en génie civil et poursuivit sa vie de jeune adulte avec succès comme ingénieur civil.

    C’est en 1961 qu’un changement de direction se profila. Desikachar était en visite chez ses parents à Madras (ville dénommée à l’heure actuelle Chennai), lorsqu’un matin, vers 6h00, il fut réveillé par l’irruption d'une femme occidentale qui frappait à la porte en demandant à voir "le professeur". Desikachar fut étonné de voir cette femme jeter ses bras autour de Shri Krishnamacharya quand il apparut, tout en s'écriant: «J'ai dormi! J'ai dormi! ". Krishnamacharya avait réussi à soulager cette femme de son insomnie chronique.

    Ce témoignage conduisit Desikachar à apprécier la puissance de guérison du yoga et la maîtrise extraordinaire qu’avait Krishnamacharya de son art et de son application, ce qui le décida à approfondir ce sujet. Très peu de temps après, il renonça à sa carrière d'ingénieur en faveur d’un enseignement avec son père, qu’il poursuivit pendant à peu près 30 ans, jusqu’au décès de ce dernier en 1989.

    En 1976, il fonda à Chennaï, avec un autre étudiant de T. Krishnamacharya, A.G. Mohan, un institut, qui porte le nom de son père « le Krishnamacharya Yoga Mandiram » (KYM) avec toute une équipe de professeurs, dont beaucoup étaient des femmes, parmi lesquelles Menaka son épouse. L’action thérapeutique du yoga y est privilégiée et il est reconnu en Inde par le ministère de la santé. Le KYM est désormais le siège d'un important institut de pratique et d’étude du yoga (http://kym.org).

    En 1982, T.K.V. Desikachar donne son aval à un groupe d’élèves, enseignants de yoga, qui avait décidé de fonder une fédération française rattachée à son enseignement. Cette fédération s’est initialement appelée : Viniyoga. Ce mot, choisi par T.K.V. Desikachar, désigne le fait d’appliquer le yoga en fonction du contexte et des personnes particulières auxquelles il s’adresse ; il désigne aussi une progression intelligente et graduelle dans la mise en pratique et la transmission de ce vaste corpus qu’est le yoga. Il se réfère à la formule célèbre de Nāthamuni, transmise par son père Krishnamāchārya.  : « Ce n’est pas la personne qui doit s’adapter au yoga, mais le yoga qui doit être adapté à la personne. »

    En 2006 Desikachar demande l’abandon du nom viniyoga, par crainte, après coup, que le mot viniyoga apposé à yoga ne soit limitatif alors que le yoga, qu’il avait reçu de son père et qu’il transmettait, était la une forme traditionnelle, telle qu’elle figure dans le Yoga Sūtra de Patañjali, un yoga à la fois postural, énergétique et méditatif. Depuis, la fédération s’appelle IFY : Institut Français de Yoga (http://www.ify.fr).

    Enseignant régulièrement dans de nombreux pays à travers le monde, TKV Desikachar, reconnu comme une autorité dans le yoga et la récitation védique, a contribué grandement au développement du Yoga en Occident.

    Il a écrit de nombreux livres :

    • Religiousness in Yoga: Lectures on Theory and Practice - University Press of America – 1980
    • Méditation – éditions Agamat - 1995
    • The Heart of Yoga : Developing a Personal Practice – revised editions -1995
    • En quête de soi – éditions Agamat – 1999 (co-écrit par Martyn Neal)
    • Au-delà du corps – éditions Cahier de Présence d’esprit – 2001 (co-écrit par Peter Hersnack)
    • The viniyoga of yoga – éditions KYM – 2001 (co-écrit par Kaushtub Desikachar et Frans Moors)
    • Vedic Chant Companion – éditions KYM – 2003 (co-écrit par Kaushtub Desikachar)
    • LE YOGA Un éveil spirituel – éditions Agamat – 2004 (traduction François Lorin)
    • Health, Healing, and Beyond : Yoga and the Living Tradition of T. Krishnamacharya – 2011 (co-écrit par R. H. Cravens)
    • Freud et le yoga – éditions Agamat – 2014 (co-écrit par Hellfried Krusche)

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  • Vendredi soir, 2 jours après l'attentat de la rédaction de Charlie Hebdo, j'arrive en retard au cours deJe suis Charlie 19 h à la Maison des Services. Tous mes élèves m'attendent dans l'escalier. Patrick me dit "j'ai oublié mon tapis ; je ne suis pas dans mon assiette". Bénédicte ajoute "moi, c'était hier, ça n'allait pas du tout..."

    Cela m'encourage à faire ce qui me tourne dans la tête depuis 2 jours : prendre la parole au début du cours pour évoquer notre émotion, la placer au centre des tapis, pour la partager et peut-être la surmonter.

    A ceux qui n'étaient pas là ce soir-là, je veux exprimer, dans cet article, ce que j'ai évoqué ce soir-là devant 13 élèves attentifs et respectueux que je remercie.

    Lorsque l'actualité est si violente, l'idée de venir se poser sur son tapis de yoga peut paraître décalée, voire indécente. Nous pouvons donner une image égocentrique et nombriliste...

    Je voudrais vous rappeler que le yoga permet, au contraire, de faire taire notre égo, de nettoyer notre mental et de nous faire progresser vers la clairvoyance. Pour cela, nous nous mettons en relation avec nous même à travers un travail postural, respiratoire et méditatif. Petit à petit, nous devenons moins esclaves de nos sens et surtout nous améliorons notre façon de rentrer en relation avec les autres et avec notre environnement (yama). Yama c'est le premier membre du yoga que décrit Patanjali dans les yoga sutra et Desikachar dit que c'est à travers yama que nous pouvons constater nos progrès en yoga...

    A yama, Patanjali associe plusieurs notions dont : ahimsa (la non violence), asteya (le respect) et bramacharya (la modération). Il nous confie également que plus on progresse dans ces attitudes, plus elles s'infusent autour de nous, elles débordent et atteignent les autres, comme des valeurs contagieuses...

    Alors continuons à pratiquer le yoga pour faire reculer la violence, l'irrespect et l'extrémisme.

     

     


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